
Carreaux de ciment et terre cuite à Hyères
Deux matières poreuses qui exigent un protocole précis — protection avant pose, mortier blanc et entretien sans acide.
Ciment et terre cuite : deux matières anciennes, deux logiques de pose
Le carreau de ciment et la terre cuite reviennent en force, et pour de bonnes raisons : ils apportent une profondeur de matière et une chaleur que la céramique industrielle peine à reproduire. Ils partagent aussi un point commun déterminant : ce sont des matériaux poreux, non émaillés.
Cette porosité change tout. Un carreau de ciment absorbe l’eau du mortier-colle, se tache au moindre contact gras et blanchit si on le nettoie à l’acide. Sa pose exige un protocole précis, appliqué dans le bon ordre.
Nous posons ces matières à Hyères dans des maisons de caractère, des entrées, des cuisines et des crédences, souvent en association avec des matières plus contemporaines. Nous restaurons aussi des sols anciens en tomettes.
Le carreau de ciment n’est pas cuit : il est pressé puis séché à l’air. Sa surface s’use légèrement avec le temps, ce qui lui donne cette patine si particulière — à condition qu’il ait été correctement protégé dès le départ.







Traiter avant de poser, pas après
La règle absolue avec un carreau de ciment est d’appliquer une première protection avant la pose, ou au minimum avant le jointoiement. Sans cela, le mortier de joint pénètre dans la porosité du carreau et laisse un voile gris impossible à rattraper.
Nous posons ensuite au mortier-colle blanc, avec un double encollage. Les carreaux de ciment présentent souvent de légères variations d’épaisseur : le nivellement se fait carreau par carreau, à l’œil et à la règle.
Le jointoiement se fait avec un mortier fin, souvent gris clair ou blanc, appliqué par petites zones et essuyé rapidement. Une seconde protection vient ensuite finaliser l’ensemble.
Le protocole de pose d’un carreau poreux
- 01
Acclimatation et tri
Les carreaux sont ouverts et répartis à l’avance pour équilibrer les nuances, inévitables sur ces fabrications artisanales.
- 02
Première protection
Application d’un bouche-pores ou d’un hydrofuge avant pose, pour empêcher la pénétration du mortier dans la matière.
- 03
Pose au mortier blanc
Double encollage au mortier-colle blanc, nivellement carreau par carreau et joints très fins.
- 04
Jointoiement par zones
Joint fin appliqué sur de petites surfaces à la fois, essuyé sans attendre pour éviter les dépôts.
- 05
Séchage complet
Un temps de séchage prolongé est nécessaire avant la protection finale, sous peine d’emprisonner l’humidité.
- 06
Finition et protection
Deux couches de protection finale, adaptées à l’usage de la pièce, puis remise des consignes d’entretien.

Tomettes et terres cuites : restaurer plutôt que remplacer
Beaucoup de maisons anciennes du secteur conservent des sols en tomettes hexagonales ou en terre cuite rectangulaire. Ces sols, souvent jugés fatigués, sont en réalité très récupérables.
La restauration passe par un décrassage en profondeur, une reprise des joints dégradés, le remplacement des éléments cassés et un traitement nourrissant qui redonne sa profondeur à la teinte.
Le résultat est incomparable avec un carrelage neuf imitant la terre cuite, et il préserve le caractère du bâti. Nous évaluons systématiquement cette option avant de proposer une dépose.
Les erreurs qui abiment définitivement ces matières
La première est le nettoyage acide. Utilisé pour retirer un voile de ciment, il attaque la surface d’un carreau de ciment ou d’une terre cuite et laisse des zones blanchies irréversibles.
La deuxième est la pose sans protection préalable, qui laisse le joint pénétrer dans la matière. Le voile gris obtenu ne disparaît pas au nettoyage : il faut poncer, avec un résultat aléatoire.
La troisième est l’utilisation quotidienne d’un nettoyant ménager standard, souvent trop détergent, qui décrape progressivement la protection. Un savon neutre ou un savon noir dilué suffit largement.

Où ces matières fonctionnent le mieux
Le carreau de ciment excelle en petite surface très visible : une entrée, un sol de cuisine délimité, une crédence, une niche. Utilisé sur de grandes surfaces, son motif peut vite devenir envahissant.
La terre cuite, elle, tient parfaitement sur de vastes pièces de vie. Sa teinte chaude et sa patine s’accordent avec les murs blancs et les menuiseries bois typiques de l’architecture locale.
Les deux matières se marient bien avec un grès cérame sobre dans les zones techniques, ce qui permet de contenir le budget tout en gardant un fort caractère dans les pièces principales.
Des matières exigeantes, mais qui vieillissent bien
Nous prenons le temps d’expliquer les contraintes d’entretien avant la pose : ces matières se choisissent en connaissance de cause.
- Tri et répartition des nuances avant pose
- Protection appliquée avant jointoiement
- Mortier-colle et joints blancs ou très clairs
- Nivellement carreau par carreau
- Essuyage immédiat des joints
- Aucun produit acide à aucune étape
- Deux couches de protection finale
- Consignes d’entretien remises par écrit
Vos questions sur les carreaux de ciment
Ils sont solides mécaniquement, avec une épaisseur d’environ deux centimètres qui les rend résistants au passage. Leur fragilité est chimique : ils craignent les acides, les taches grasses et les détergents agressifs. Bien protégés et entretenus simplement, ils durent des décennies.
Oui, et le rendu est souvent magnifique. Il faut cependant accepter une contrainte d’entretien plus forte, notamment autour des points d’eau, et renouveler régulièrement la protection. Dans une douche, nous préférons généralement des matières non poreuses et réserver le carreau de ciment au sol de la pièce.
Presque toujours parce qu’ils ont été jointoyés sans protection préalable. Le laitier de ciment a pénétré dans la porosité du carreau. Un nettoyage classique ne le retire pas et un acide aggraverait la situation. Seul un ponçage léger suivi d’un nouveau traitement peut améliorer les choses.
Le motif est coloré dans une couche de plusieurs millimètres, pas imprimé en surface : il ne disparaît donc pas à l’usage. La surface se patine légèrement, ce qui adoucit les contrastes avec les années. C’est précisément cette évolution qui fait le charme de ces sols anciens.
Oui, et c’est une approche que nous apprécions. Un tapis de carreaux de ciment dans une entrée ou sous un îlot de cuisine, entouré d’un grès cérame uni, crée un point fort maîtrisé sans surcharger l’espace. Le raccord entre les deux matières demande un calepinage soigneux et une gestion précise des épaisseurs.
Un balayage régulier et un lavage à l’eau additionnée de savon noir suffisent. Le savon noir nourrit la matière et entretient la patine. Évitez les nettoyants multi-usages parfumés, souvent trop détergents, et proscrivez totalement l’eau de Javel pure et les détartrants.
Carreaux de ciment et terre cuite à Hyères
Hyères83400Centre ancien, Costebelle, L’Ayguade, La Capte, Giens et Porquerolles.
La Crau83260La Moutonne, Les Arquets, le centre et les lotissements de la plaine.
Carqueiranne83320Les Salettes, Le Pradon, la Colle Noire et le front de mer.
Le Pradet83220Les Oursinières, La Garonne, Cap Garonne et les collines boisées.
La Londe-les-Maures83250Miramar, L’Argentière, Les Bormettes, Valcros et les domaines viticoles.
Solliès-Pont83210La vallée du Gapeau, Les Sénès, La Ruade et le pays de la figue.Un projet en carreaux de ciment ?
Motif, format, calepinage et protection : nous cadrons le projet avec vous avant tout achat de matière.










